{"id":1088,"date":"2014-01-13T16:34:28","date_gmt":"2014-01-13T15:34:28","guid":{"rendered":"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/?p=1088"},"modified":"2014-01-13T16:34:28","modified_gmt":"2014-01-13T15:34:28","slug":"les-camps-de-loperation-reinhard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uejf.org\/univsenligne\/2014\/01\/13\/les-camps-de-loperation-reinhard\/","title":{"rendered":"LES CAMPS DE L\u2019OP\u00c9RATION REINHARD"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Note sur les Camps de l\u2019Op\u00e9ration Reinhard, <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Voyage de la memoire, 2004, Union des Etudiants Juifs de France<\/strong> :<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n<p align=\"center\"><b>Aktion Reinhard<\/b> (ou Op\u00e9ration Reinhard)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sous le nom d&#8217;Op\u00e9ration Reinhard, on d\u00e9signe l&#8217;op\u00e9ration d&#8217;an\u00e9antissement des Juifs du \u00ab\u00a0Gouvernement G\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, partie orientale de la Pologne non incorpor\u00e9e au Reich. Il comprenait les districts de Varsovie, Cracovie, Lvov, Lublin et Radom. Le Gouvernement allemand \u00e9valuait sa population \u00e0 2\u00a0284\u00a0000 Juifs. Himmler en confia la direction au G\u00e9n\u00e9ral SS Odilo Globocnik. Sous son autorit\u00e9 furent construits trois camps d&#8217;extermination, <b>Belzec<\/b>, <b>Sobibor <\/b>et <b>Treblinka<\/b>. Environ 1\u00a0750\u00a0000 Juifs y furent extermin\u00e9s en 1942 et 1943, dans des chambres \u00e0 gaz aliment\u00e9es par des gaz d&#8217;\u00e9chappement de moteurs surpuissants. C&#8217;est en \u00ab\u00a0hommage\u00a0\u00bb \u00e0 Reinhard Heydrich (chef de l&#8217;Office de S\u00e9curit\u00e9 du Reich, et en charge, jusqu&#8217;\u00e0 sa mort en 1942, de la Solution Finale, \u00e0 savoir l&#8217;extermination des Juifs d&#8217;Europe) que l&#8217;Op\u00e9ration Reinhard a \u00e9t\u00e9 ainsi d\u00e9sign\u00e9e.<\/p>\n<p>Trois camps, Belzec, Sobibor, et Treblinka devaient se trouver \u00e0 proximit\u00e9 des voies de chemin de fer et situ\u00e9s dans des r\u00e9gions isol\u00e9es, aussi loin que possible des centres de population. Ainsi, la terrible t\u00e2che qui leur avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e pouvait-elle \u00eatre accomplie sans attirer l&#8217;attention. De plus, de fa\u00e7on \u00e0 donner un minimum de vraisemblance et de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 la couverture utilis\u00e9e \u00e0 savoir que les Juifs \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s \u00ab\u00a0plus loin \u00e0 l&#8217;Est\u00a0\u00bb, pour travailler, dans les territoires de l&#8217;Union Sovi\u00e9tique occup\u00e9e\u00a0 les camps devaient \u00eatre situ\u00e9s non loin de la fronti\u00e8re orientale du Gouvernement G\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Il est important de comprendre que seul un minimum de prisonniers ont \u00ab\u00a0v\u00e9cu\u00a0\u00bb dans ces camps et ils \u00e9taient directement employ\u00e9s \u00e0 la structure d\u2019extermination. Toutes les personnes envoy\u00e9es dans ces camps \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 la mort imm\u00e9diate. Il n\u2019y avait donc aucune s\u00e9lection (ou tr\u00e8s rarement).<\/p>\n<p>C\u2019est pour cela qu\u2019il n\u2019existe pratiquement pas de survivants pour raconter l\u2019histoire de ces camps. Les seuls survivants sont ceux qui sont parvenus \u00e0 s\u2019enfuir, \u00e0 l\u2019occasion notamment de r\u00e9voltes. Par ailleurs ces camps ont tr\u00e8s rapidement \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9s et d\u00e9truits par les Allemands eux-m\u00eames, pour ne laisser aucune trace. Ainsi, il ne reste aujourd\u2019hui ni traces physiques ni survivants pour transmettre la M\u00e9moire de ces camps, qui plus que tout autre symbolisent l\u2019horreur de l\u2019extermination de masse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>BELZEC<\/h1>\n<p>Belzec, a \u00e9t\u00e9 le premier camp d\u2019extermination construit dans le cadre de l\u2019Aktion Reinhard. Il \u00e9tait situ\u00e9 dans le district de Lublin, proche de la fronti\u00e8re ukrainienne. La construction du camp d&#8217;extermination commen\u00e7a le 1<sup>er<\/sup> novembre 1940.<\/p>\n<p>Le camp commen\u00e7a \u00e0 fonctionner le 1er novembre 1941. Il \u00e9tait constitu\u00e9 de deux camps divis\u00e9s en trois sections\u00a0: la section administrative, la section (Kanada) comprenant les baraques et hangars o\u00f9 \u00e9taient entrepos\u00e9s les biens vol\u00e9s aux victimes, et enfin la section utilis\u00e9e pour l&#8217;extermination. Il y avait \u00e0 l&#8217;origine trois chambres \u00e0 gaz en bois utilisant du monoxyde de carbone. Elles furent remplac\u00e9es plus tard par six chambres \u00e0 gaz construites en briques et en b\u00e9ton. Les exterminations par gaz commenc\u00e8rent le 17 mars 1942 et se termin\u00e8rent en d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans sa premi\u00e8re phase d&#8217;activit\u00e9, de mi-mars 1942 \u00e0 mi-mai 1942, Belzec avait trois chambres \u00e0 gaz construites en bois, et dont les murs \u00e9taient doubl\u00e9s et emplis de sable. Ces chambres \u00e0 gaz \u00e9taient \u00e9quip\u00e9es de deux portes, une pour l&#8217;entr\u00e9e des victimes, une autre pour l&#8217;\u00e9vacuation des corps. Le monoxyde de carbone \u00e9tait produit par un moteur diesel install\u00e9 au dehors. Une fois la chambre emplie de gaz, la mort survenait au bout d&#8217;environ 30 minutes. Les prisonniers juifs qui avaient \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s\u00a0 dans des transports pr\u00e9c\u00e9dant (les Sonderkommando) devaient alors \u00e9vacuer les cadavres et les tra\u00eener vers les b\u00fbchers. D&#8217;autres \u00e9quipes s&#8217;occupaient de r\u00e9cup\u00e9rer les bijoux, les dents en or, etc&#8230; Sur les quais, une \u00e9quipe s&#8217;occupait de rassembler et trier les bagages tandis que dans les vestiaires, une autre \u00e9quipe triait les objets personnels et les v\u00eatements. Le processus d&#8217;extermination d&#8217;un convoi durait environ trois heures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A la mi-mai les transports cess\u00e8rent afin de permettre aux SS &#8220;d&#8217;am\u00e9liorer&#8221; le processus d&#8217;extermination. Mi-juin, la construction de 6 chambres \u00e0 gaz en b\u00e9ton commen\u00e7a, ce qui permit aux SS de gazer jusqu&#8217;\u00e0 1.200 victimes en une fois, ceci signifiant qu&#8217;un transport pouvait \u00eatre divis\u00e9 en deux parties au lieu de quatre pr\u00e9c\u00e9demment. Les victimes \u00e9taient de plus d\u00e9shabill\u00e9es et ras\u00e9es plus rapidement. Durand cette p\u00e9riode, pr\u00e8s de 1.000 juifs furent employ\u00e9s dans les \u00e9quipes s&#8217;occupant des cadavres, biens, bagages, etc&#8230; Tous \u00e9taient assassin\u00e9s apr\u00e8s quelques semaines de travail. Ceux qui vivaient encore lorsque le camp fut ferm\u00e9 furent transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 Sobibor et tu\u00e9s. Il n&#8217;y eu que quelques survivants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On estime qu&#8217;environ 600.000 juifs furent gaz\u00e9s \u00e0 Belzec ainsi que plusieurs dizaines de milliers de tziganes. Dans sa premi\u00e8re p\u00e9riode d&#8217;activit\u00e9 (de mi-mars 1942 \u00e0 la mi-mai 1942), 80.000 juifs provenant des ghettos de Lublin, Lvov ainsi que de diff\u00e9rente partie de la Galicie y furent tu\u00e9s. Dans la seconde p\u00e9riode (de la mi-mai \u00e0 d\u00e9cembre 1942) il fut proc\u00e9d\u00e9 au gazage de pr\u00e8s de 130.000 juifs venant de la r\u00e9gion de Cracovie, de plus de 215.000 juifs de la r\u00e9gion de Lvov ainsi que de nombreux groupes provenant des r\u00e9gions de Lublin et Radom.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>SOBIBOR<\/h2>\n<p>Le deuxi\u00e8me camp, Sobibor, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en mars 1942, pr\u00e8s du village et de la gare de Sobibor, non loin de la ligne de chemin de fer Chelm-Wlodawa, au sein d&#8217;une for\u00eat isol\u00e9e dans une r\u00e9gion mar\u00e9cageuse. Environ 700 travailleurs juifs furent mis au travail dans le camp.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"174\"><a href=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1089\" alt=\"Le camp de Sobibor\" src=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-1.jpg\" width=\"163\" height=\"296\" \/><\/a><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"287\"><b>Vorlager:<\/b><\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La rampe<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Baraques des\u00a0 SS<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Baraques des gardes Ukrainiens<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cuisine des SS<\/p>\n<p><b>Lager I:<\/b><\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Baraquements des prisonniers<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ateliers (tels tailleur, cordonniers, charpentiers, etc.)<\/p>\n<p><b>Lager II:<\/b><\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lieu o\u00f9 les nouveaux arrivants \u00e9taient d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s et d\u00e9shabill\u00e9s<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lieu de triage des objets\u00a0 confisqu\u00e9s<\/p>\n<p><b>Lager III:<\/b><\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Chambres \u00e0 gaz<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Fours cr\u00e9matoirs<\/p>\n<p>*\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Baraquements pour les prisonniers travaillant au Lager\u00a0\u00a0\u00a0 III<\/p>\n<p><b>Lager IV:<\/b><\/p>\n<ul>\n<li>En \u00e9t\u00e9 1943, des entrep\u00f4ts ont \u00e9t\u00e9 construits pour stocker les objets confisqu\u00e9s<\/li>\n<\/ul>\n<p><b>\u00a0<\/b><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Structure du camp<\/h3>\n<p>Le camp \u00e9tait organis\u00e9 en trois zones\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019avant du camp, la zone \u00ab\u00a0administrative\u00a0\u00bb recevait la plateforme ferroviaire, ainsi que les quartiers des SS (20~30) et des Ukrainiens (90~120), responsables du camp.<\/li>\n<li>La zone de \u00ab\u00a0r\u00e9ception\u00a0\u00bb constituait la seconde partie. S\u2019y d\u00e9roulaient toutes les \u00e9tapes qui pr\u00e9c\u00e9daient chaque massacre\u00a0: retrait des v\u00eatements, r\u00e9cup\u00e9ration des cheveux des femmes, et d\u00e9possession de tout objet de valeur. la plupart des juifs \u00e9taient imm\u00e9diatement envoy\u00e9s aux chambres \u00e0 gaz, les hommes les plus robustes \u00e9taient affect\u00e9s \u00e0 des \u00e9quipes de travail, exclusivement compos\u00e9es de Juifs<\/li>\n<li>La troisi\u00e8me et derni\u00e8re zone, la zone \u00ab\u00a0d\u2019extermination\u00a0\u00bb h\u00e9bergeait les chambres \u00e0 gaz (chacune pouvant recevoir 160-180 personnes )et les baraques des prisonniers juifs (~1000).<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le principe du succ\u00e8s de l\u2019extermination dans le camp consistait \u00e0 cacher, jusqu\u2019\u00e0 ce que les portes herm\u00e9tiques des chambres \u00e0 gaz soient ferm\u00e9es, leur sort aux victimes. Ainsi, le camp \u00e9tait entour\u00e9 de barbel\u00e9s recouverts de v\u00e9g\u00e9tation pour masquer ce qu\u2019il s\u2019y d\u00e9roulait. De m\u00eame, les zones de r\u00e9ception et d\u2019extermination \u00e9taient reli\u00e9es par un chemin de 150 m\u00e8tres de long, 3 m\u00e8tres de large et bord\u00e9 de barbel\u00e9s masqu\u00e9s par de la v\u00e9g\u00e9tation. Les chambres \u00e0 gaz avaient \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues pour ressembler \u00e0 des salles de douche\u00a0; en 20 \u00e0 30 minutes, tous \u00e9taient morts. Le gazage se faisait par monoxyde de carbone produit par des moteurs diesels. Les cadavres \u00e9taient ensuite retir\u00e9s des chambres et br\u00fbl\u00e9s dans des fosses sp\u00e9cialement con\u00e7ues \u00e0 cet effet. A l&#8217;origine, trois chambres \u00e0 gaz utilisant du monoxyde de carbone produit par des moteurs diesel furent construites. Trois autres chambres \u00e0 gaz furent ajout\u00e9es. Les op\u00e9rations d&#8217;extermination commenc\u00e8rent en avril 1942. Elles s&#8217;arr\u00eat\u00e8rent suite \u00e0 la r\u00e9volte des prisonniers le 14 octobre 1943. Plus de 250.000 personnes, en grande majorit\u00e9 juives, furent extermin\u00e9es \u00e0 Sobibor.<\/p>\n<p>Ils arrivaient \u00e0 Sobibor par train et \u00e9taient d\u00e9barqu\u00e9s sur les quais du premier camp. Les b\u00e2timents construits \u00e0 proximit\u00e9 des quai \u00e9taient con\u00e7us pour rassurer les victimes. Les d\u00e9port\u00e9s \u00e9taient s\u00e9par\u00e9s en fonction de leur sexe et de leur \u00e2ge, les hommes d&#8217;une part, les femmes et les enfants d&#8217;autre part. Ils devaient remettre leur bagages, se d\u00e9shabiller puis \u00e9taient dirig\u00e9s vers les chambres \u00e0 gaz. Les hommes \u00e9taient toujours gaz\u00e9s en premier. Le processus d&#8217;extermination prenait environ 20-30 minutes. L&#8217;extermination d&#8217;un convoi de 20 wagons prenait de 2 \u00e0 3 heures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Entre ao\u00fbt et septembre 1942, les gazages cess\u00e8rent afin de r\u00e9parer les voies de chemin de fer menant \u00e0 Sobibor. Le nombre de chambres \u00e0 gaz passa \u00e0 cette \u00e9poque de 3 \u00e0 6. Ces nouvelles installations permirent aux SS de gazer jusqu&#8217;\u00e0 1.200 personnes \u00e0 la fois, les corps \u00e9tant toujours br\u00fbl\u00e9s dans des fosses de cr\u00e9mation. Le camp, \u00e0 pr\u00e9sent sous le commandement de Franz Reichsleiter, repris les op\u00e9rations de gazage en octobre 1942 et ce jusqu&#8217;au printemps 1943.<\/p>\n<p>En mars 1943 arriva le premier convoi de juifs fran\u00e7ais. Entre mars et juillet 1943, 19 convois achemin\u00e8rent 35.000 juifs hollandais. Dans ses derniers mois d&#8217;activit\u00e9, Sobibor fut \u00e9galement utilis\u00e9 pour exterminer les populations de ghettos de Vilna, Minsk, et Lida.<\/p>\n<p>En juillet 1943, Himmler, qui avait visit\u00e9 le camp en f\u00e9vrier, ordonna de transformer Sobibor en camp de concentration. Cet ordre signifiait l&#8217;arr\u00eat de mort des \u00e9quipes de prisonniers juifs qui travaillaient aux quais et aux chambres \u00e0 gaz. Il \u00e9tait \u00e9vident pour eux qu&#8217;\u00e9tant t\u00e9moins de l&#8217;extermination de dizaines de milliers d&#8217;innocents, les SS ne permettraient pas \u00e0 un seul d&#8217;entre eux de rester en vie. Les prisonniers juifs d\u00e9cid\u00e8rent donc d&#8217;organiser un mouvement de r\u00e9sistance qui mena \u00e0 la R\u00e9volte sous les ordres de L\u00e9on Feldhendler et Alexander Pechersky (juif prisonnier de guerre d&#8217;origine russe qui arriva au camp en septembre 1943).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>La r\u00e9volte \u00e9clata le 14 octobre 1943<\/b>. Au cours du combat qui s&#8217;ensuivit, 11 SS ainsi qu&#8217;un certain nombre de gardes ukrainiens furent tu\u00e9s. Pr\u00e8s de 300 prisonniers juifs s&#8217;\u00e9vad\u00e8rent, mais des dizaines d&#8217;entre eux moururent dans le champ de mines entourant le camp et des dizaines d&#8217;autres furent repris dans les jours qui suivirent la r\u00e9volte. En tout et pour tout, seul 50 prisonniers surv\u00e9curent \u00e0 la guerre. Le camp fut ferm\u00e9 en octobre 1943 et camoufl\u00e9 en ferme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>TREBLINKA<\/p>\n<p><b>T<\/b>reblinka, construit en 1941 pour servir de camp de travail forc\u00e9 \u00e9tait situ\u00e9 \u00e0 environ 80 km au nord est de Varsovie. Un peu moins d&#8217;un an apr\u00e8s l&#8217;ouverture de ce camp qui sera connu plus tard sous le nom de Treblinka I, un second camp fut construit, camp qui deviendra tr\u00e8s vite un outil majeur dans le plan d&#8217;extermination des juifs con\u00e7u par le Troisi\u00e8me Reich. Treblinka II, construit par des firmes allemandes employant des prisonniers juifs et polonais, devait servir de centre d&#8217;extermination pour les juifs d&#8217;Europe Centrale. Situ\u00e9 \u00e0 environ 2 km du premier camp, Treblinka II devint tr\u00e8s vite le principal centre d&#8217;extermination nazi. Dans son ouvrage, &#8220;la Destruction des Juifs d\u2019Europe&#8221; l&#8217;historien Raul Hilberg rapporte que de nombreux Juifs du ghetto de Varsovie furent employ\u00e9s lors de la construction de ce second camp. Les premi\u00e8res op\u00e9rations d&#8217;extermination commenc\u00e8rent le 23 juillet 1942 lorsque l&#8217;\u00e9vacuation du ghetto de Varsovie fut d\u00e9cid\u00e9e. D\u00e8s cet instant, Treblinka II allait abriter la machinerie qui allait exterminer plus de 265.000 juifs de Varsovie. Op\u00e9rant dans le plus grand secret, le camp \u00e9tait entour\u00e9 d&#8217;une double enceinte barbel\u00e9e et \u00e9lectrifi\u00e9e, l&#8217;enceinte int\u00e9rieure \u00e9tant de plus camoufl\u00e9e par des branchages afin de mieux cacher les op\u00e9rations en cours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1090\" alt=\"Le camp de Treblinka\" src=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-2-300x172.jpg\" width=\"300\" height=\"172\" srcset=\"https:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-2-300x172.jpg 300w, https:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-2.jpg 455w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>1<\/b> = Voie ferr\u00e9e o\u00f9 arrivaient les trains de d\u00e9port\u00e9s.<\/p>\n<p><b>2<\/b> = B\u00e2timent ayant l&#8217;apparence d&#8217;une gare.<\/p>\n<p>Un grand \u00e9criteau accueille les d\u00e9port\u00e9s: <b><i>\u00ab<\/i><\/b><i> Juifs de Varsovie, attention ! Vous vous trouvez dans un camp de transit, d&#8217;o\u00f9 vous serez envoy\u00e9s plus tard dans des camps de travail. Pour \u00e9viter des \u00e9pid\u00e9mies tous les v\u00eatements et bagages doivent \u00eatre soumis \u00e0 la d\u00e9sinfection. L&#8217;or, l&#8217;argent, les devises seront remis \u00e0 la caisse contre re\u00e7u. On vous les rendra plus tard sur pr\u00e9sentation du re\u00e7u. Tous les nouveaux arriv\u00e9s doivent avant de repartir prendre une douche de propret\u00e9 corporelle. \u00bb<\/i><\/p>\n<p><b>Extrait du jugement du Tribunal de D\u00fcsseldorf<\/b>.<\/p>\n<p><b>3<\/b> = Baraque o\u00f9 avait lieu le d\u00e9shabillage des arrivants.<\/p>\n<p><b>4<\/b> = Chambre \u00e0 gaz.<\/p>\n<p><b>5<\/b> = Lieu d&#8217;incin\u00e9ration des corps :<\/p>\n<p><i>\u00ab C&#8217;est Floss qui a fait \u00e9tablir le dispositif de cr\u00e9mation. Des rails avaient \u00e9t\u00e9 pos\u00e9s sur des blocs de ciment. On y entassait les cadavres. Sous les rails, on br\u00fblait des r\u00e9sineux. On arrosait le bois d&#8217;essence. On ne br\u00fblait pas seulement les cadavres des nouvelles victimes, mais aussi ceux qu&#8217;on retirait des fosses [o\u00f9 ils avaient \u00e9t\u00e9 mis avant le d\u00e9but de 1943].\u00bb<\/i><\/p>\n<p><b>T\u00e9moignage du SS Heinrich Matthes au proc\u00e8s de D\u00fcsseldorf<\/b><\/p>\n<p>On remarque qu&#8217;il n&#8217;y a que tr\u00e8s peu de b\u00e2timents dans ce camp : ce n&#8217;\u00e9tait pas du tout un camp de travail, mais seulement un camp d&#8217;extermination.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>T<\/b>reblinka avait \u00e0 l&#8217;origine trois chambres \u00e0 gaz. Tr\u00e8s rapidement, trois autres chambres \u00e0 gaz furent ajout\u00e9es. Install\u00e9es dans un b\u00e2timent de briques, ces chambres \u00e0 gaz \u00e9taient camoufl\u00e9es en salles de douche. Le gaz \u00e9tait envoy\u00e9 par l&#8217;interm\u00e9diaire des pommeaux de douche install\u00e9s au plafond. On faisait croire aux prisonniers qu&#8217;ils allaient \u00eatre douch\u00e9s afin de les d\u00e9sinfecter. Tous entraient par la m\u00eame porte. Une fois entass\u00e9s \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la chambre, un allemand criait &#8220;Ivan, l&#8217;eau!&#8221; et imm\u00e9diatement un des gardes ukrainiens envoyait le gaz. Contrairement \u00e0 une id\u00e9e r\u00e9pandue, le gazage \u00e9tait lent et l&#8217;agonie des victimes pouvait durer jusqu&#8217;\u00e0 40mn. D\u00fb \u00e0 l&#8217;entassement extr\u00eame des victimes dans la chambre \u00e0 gaz, il n&#8217;y avait aucune place pour bouger. Apr\u00e8s que les cris se sont tus et que tous \u00e9taient morts, une \u00e9quipe de prisonniers \u00e9vacuait les corps par une porte situ\u00e9e \u00e0 l&#8217;oppos\u00e9 de la porte d&#8217;entr\u00e9e. Les cadavres \u00e9taient alors examin\u00e9s par des prisonniers afin de trouver d&#8217;\u00e9ventuels bijoux ou valeurs dissimul\u00e9s. Apr\u00e8s cette ultime fouille, les corps \u00e9taient transf\u00e9r\u00e9s vers des fosses communes. Lorsqu&#8217;en automne 1942 il ne fut plus possible d&#8217;enterrer les cadavres dans des fosses communes, les SS ordonn\u00e8rent que les corps soient exhum\u00e9s, plac\u00e9s sur des rails et des billes de chemin de fer et br\u00fbl\u00e9s. D\u00e8s que les cadavres \u00e9taient \u00e9vacu\u00e9s, les chambres \u00e0 gaz \u00e9taient nettoy\u00e9es et pr\u00e9par\u00e9es pour le gazage suivant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il y eu de nombreux actes de r\u00e9sistance \u00e0 Treblinka. Les r\u00e9voltes d&#8217;individus ou m\u00eame de convois n&#8217;\u00e9taient pas exceptionnels et occasionn\u00e8rent la mort de plusieurs SS et gardes Ukrainiens. Un mouvement de r\u00e9sistance clandestin existait dans les deux camps. L&#8217;acte de r\u00e9sistance le plus important eu lieu en ao\u00fbt 1943, apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des derniers survivants de la r\u00e9volte du ghetto de Varsovie. Un groupe d&#8217;une cinquantaine de prisonniers d\u00e9cida de voler des armes \u00e0 l&#8217;armurerie du camp afin de d\u00e9truire les installations et de permettre \u00e0 un maximum de d\u00e9port\u00e9s de s&#8217;\u00e9vader et de se cacher dans les for\u00eats environnantes. Ce groupe tablait sur l&#8217;espoir que, d\u00e8s que la r\u00e9bellion aurait commenc\u00e9, un grand nombre de prisonniers se joindraient \u00e0 eux. Alors que l&#8217;op\u00e9ration d\u00e9butait, les soup\u00e7ons d&#8217;un SS forc\u00e8rent le groupe de r\u00e9sistants \u00e0 d\u00e9clencher la r\u00e9volte plus t\u00f4t que pr\u00e9vu. Avant m\u00eame que l&#8217;officier SS Kurt Kuttner ne puissent alerter les gardes les prisonniers ouvrirent le feu et incendi\u00e8rent des baraques. Des centaines de prisonniers se ru\u00e8rent sur les enceintes barbel\u00e9es et les forc\u00e8rent. La grande majorit\u00e9 d&#8217;entre eux fut tu\u00e9e par les SS post\u00e9s dans les miradors. Sur les 750 prisonniers qui tent\u00e8rent de s&#8217;\u00e9chapper, seuls 70 d&#8217;entre eux surv\u00e9curent \u00e0 la guerre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Majdanek<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Majdanek ne fait pas partie des camps de l\u2019Op\u00e9ration Reinhard. Cependant, comme Auschwitz, Majdanek est un camp mixte int\u00e9grant des chambres \u00e0 gaz.<\/p>\n<p>Le camp de Majdanek fut ouvert en octobre 1941, au sein du gouvernement g\u00e9n\u00e9ral, pr\u00e8s de Lublin mais il ne devient un camp d\u2019extermination qu\u2019en mars 1942. L\u2019objet officiel du camp \u00e9tait de d\u00e9truire les ennemis du troisi\u00e8me Reich.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les premiers prisonniers arriv\u00e8rent \u00e0 Majdanek en octobre 1941. Pendant deux ans et demi se succ\u00e9deront des prisonniers de guerre sovi\u00e9tiques, d\u00e9tenus dans d\u2019autres camps, des civils polonais, des agriculteurs Polonais, des non Juifs de Bi\u00e9lorussie et d\u2019Ukraine ainsi que des Juifs de Pologne, d\u2019Allemagne, Tch\u00e9coslovaquie, Pays-Bas, France, Hongrie, Belgique et de Gr\u00e8ce. Apr\u00e8s le soul\u00e8vement du ghetto de Varsovie (avril 1943), des dizaines de milliers de Juifs furent d\u00e9port\u00e9s du Ghetto vers le camp.<\/p>\n<p>Ce sont pr\u00e8s de 500\u00a0000 personnes de 54 nationalit\u00e9s et 28 pays diff\u00e9rents qui pass\u00e8rent par Majdanek<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En juillet 1944, la proximit\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e sovi\u00e9tique conduisit les Allemands \u00e0 faire dispara\u00eetre le camp en br\u00fblant le grand cr\u00e9matorium (cf structure du camp) ainsi que les documents compromettants. 1000 prisonniers furent \u00e9vacu\u00e9s\u00a0; la moiti\u00e9 d\u2019entre eux atteint Auschwitz. Dans leur pr\u00e9cipitation cependant, les Nazis n\u2019eurent pas le temps de d\u00e9truire les baraques ni les chambres \u00e0 gaz. Deux mois apr\u00e8s la lib\u00e9ration du camp par l\u2019Arm\u00e9e Rouge, une commission Sovi\u00e9to-Polonaise rendit ses conclusions sur les crimes perp\u00e9tr\u00e9s \u00e0 Majdanek. Pourtant, peu de personnes, parmi les 1300 ayant travaill\u00e9 \u00e0 Majdanek, furent traduites en Justice\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>En novembre 1944, six SS furent condamn\u00e9s \u00e0 mort (deux se suicid\u00e8rent avant l\u2019ex\u00e9cution de la sentence)<\/li>\n<li>Entre 1946 et 1948, 95 SS furent jug\u00e9s (7 peines de mort et 88 emprisonnements)<\/li>\n<li>Entre 1975 et 1980, 16 membres du camp furent jug\u00e9s en Allemagne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>200\u00a0000 personnes y furent gaz\u00e9es, 360\u00a0000 victimes p\u00e9rirent \u00e0 Majdanek (les proportions ne sont pas identiques selon les sources). Les historiens classent ce camp parmi les camps d\u2019extermination dans la mesure o\u00f9 un certains nombre de prisonniers Juifs \u00e9taient envoy\u00e9s dans les chambres \u00e0 gaz d\u00e8s leur arriv\u00e9e au camp.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Majdanek fait aujourd\u2019hui parti des camps les plus repr\u00e9sentatifs des camps Nazi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Structure du camp<\/h3>\n<p>Le camp \u00e9tait entour\u00e9 d\u2019une double cl\u00f4ture barbel\u00e9e et \u00e9lectrique \u00e0 haute tension. Les militaires pouvaient surveiller le camp du haut de 19 miradors et pr\u00e9venir ainsi les tentatives d\u2019\u00e9vasion.<\/p>\n<p>D\u2019une capacit\u00e9 de 45\u00a0000 d\u00e9tenus, le camp \u00e9tait organis\u00e9 en 5 sections comprenant\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>22 baraques de prisonniers<\/li>\n<li>7 chambres \u00e0 gaz<\/li>\n<li>2 potences en bois<\/li>\n<li>un premier cr\u00e9matorium puis un second, plus grand, ajout\u00e9 en septembre 1943<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Carte<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1091\" alt=\"Pologne\" src=\"http:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-3-300x291.jpg\" width=\"300\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-3-300x291.jpg 300w, https:\/\/uejf.org\/univsenligne\/files\/2014\/01\/Carte-3.jpg 405w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Note sur les Camps de l\u2019Op\u00e9ration Reinhard, Voyage de la memoire, 2004, Union des Etudiants Juifs de France : Aktion Reinhard (ou Op\u00e9ration Reinhard) &nbsp; Sous le nom d&#8217;Op\u00e9ration Reinhard, on d\u00e9signe l&#8217;op\u00e9ration d&#8217;an\u00e9antissement des Juifs du \u00ab\u00a0Gouvernement G\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, partie orientale de la Pologne non incorpor\u00e9e au Reich. 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