{"id":2607,"date":"2026-05-11T21:03:17","date_gmt":"2026-05-11T19:03:17","guid":{"rendered":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/?p=2607"},"modified":"2026-05-11T21:58:58","modified_gmt":"2026-05-11T19:58:58","slug":"variations-sur-langoisse-juive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/variations-sur-langoisse-juive\/","title":{"rendered":"Variations sur l\u2019angoisse juive"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2607\" class=\"elementor elementor-2607\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-65f3c9e0 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"65f3c9e0\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-59104f8 elementor-widget elementor-widget-heading elh-el heading\" data-id=\"59104f8\" data-element_type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;design_style&quot;:&quot;style_3&quot;}\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t        <div class=\"tf-section-heading tf-section-heading__with-border pl-65\">\n            <h2 class=\"tf-title mb-0\">\u00c0 partir de la lecture de \"Lettre restante\" d\u2019Eli Schonfeld, Yossef Murciano explore ce que Kafka nomme \u00ab l\u2019angoisse juive \u00bb : celle d\u2019une lettre qui n\u2019arrive jamais \u00e0 destination. De la langue \u00e0 la politique, du t\u00e9moignage intime au sentiment d\u2019incompr\u00e9hension collective depuis le 7 octobre, cet article interroge la difficult\u00e9 de faire entendre une parole juive dans l\u2019espace public - et ce que cette faille dit de notre d\u00e9mocratie.                <span class=\"border-shape hide-after\"><\/span>\n            <\/h2>\n        <\/div>\n\n        \n        \t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-60ae53bf elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"60ae53bf\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je termine la recherche d\u2019Eli Schonfeld sur l\u2019identit\u00e9 juive de Kafka : <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Lettre restante &#8211; Kafka et le n\u00e9ant de juda\u00efsme.<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> \u00c0 travers son journal, une prise de parole publique (la seule), ainsi que sa correspondance, E. Schonfeld nous pr\u00e9sente un Kafka comme r\u00e9ponse aux <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">R\u00e9flexions sur la question juive<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> de Sartre. Sur un chemin \u00e9troit, en suivant une lueur de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">rien<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, Eli Schonfeld d\u00e9couvre ce qui reste de Juif quand \u2013 justement \u2013 il n\u2019y a plus rien : le Retour de Kafka, le seul possible, le Retour \u00e0 la Lettre. Je propose ici ses r\u00e9sonances.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Je souhaite m\u2019attarder sur l\u2019un des passages du cheminement. L\u2019Angoisse (en allemand et en h\u00e9breu) est l\u2019un des th\u00e8mes centraux de l\u2019\u00e9tude. En son c\u0153ur, comme pulsation permettant la d\u00e9couverte dont j\u2019ai parl\u00e9 plus haut, l\u2019\u00e9tude d\u2019Eli Schonfeld r\u00e9v\u00e8le la d\u00e9finition de l\u2019Angoisse juive selon Kafka : l\u2019angoisse qu\u2019une lettre n\u2019arrive pas \u00e0 destination, l\u2019angoisse de la lettre perdue, qu\u2019elle soit envoy\u00e9e ou re\u00e7ue.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u201c\u00c9crivez, s&#8217;il vous pla\u00eet, mon adresse un peu plus nettement; quand votre lettre est dans l&#8217;enveloppe elle est d\u00e9j\u00e0 presque mon bien, et vous devez traiter le bien d&#8217;autrui avec plus de soin, plus de sentiment de votre responsabilit\u00e9. Tak [merci]. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs l&#8217;impression, sans pouvoir pr\u00e9ciser, qu&#8217;une lettre de moi s&#8217;est perdue. Angoisse juive! Au lieu de craindre que les lettres n&#8217;arrivent bien!\u201d (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Lettres \u00e0 Milena<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> &#8211; F. Kafka)\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Et Eli Schonfeld de commenter :\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u201cMoment extraordinaire dans le texte de Kafka! L&#8217;angoisse juive, c&#8217;est l&#8217;angoisse de perdre une lettre, la peur qu&#8217;une missive se perde. Celle que j&#8217;envoie ou celle que j&#8217;attends: court-circuit entre le messager et le destinataire.\u201d (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Lettre restante<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> &#8211; Eli Schonfeld)<\/span><\/p><p><b>R\u00e9sonances<\/b><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">D\u2019abord &#8211; \u00e9videmment &#8211; l\u2019image du train per\u00e7ant laborieusement le paysage enneig\u00e9, la main qui surgit du wagon \u00e0 bestiaux, la lettre jet\u00e9e sur l\u2019\u00e9tendue blanche, esp\u00e9rant trouver son destinataire.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Ensuite, deuxi\u00e8me \u00e9vidence, l\u2019angoisse de celui qui \u00e9volue dans un monde qui n\u2019est pas le sien, ou de celui qui vient d\u2019ailleurs ; l\u2019angoisse de la faute de fran\u00e7ais, de la langue qui fourche. Ne pas r\u00e9ussir \u00e0 dire, \u00eatre per\u00e7u comme moins que ce qu\u2019on est parce qu\u2019on dit <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">soupoudrer<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> au lieu de saupoudrer, que <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">nos amis \u00e0 nous<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> ne sont pas comme les amis des autres, que, malgr\u00e9 la maternalit\u00e9 de la langue, des codes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 transmis. Inaccessibilit\u00e9 d\u2019une langue crypt\u00e9e et pourtant n\u00f4tre. Un coffre re\u00e7u en h\u00e9ritage par des a\u00efeuls qui ne connaissaient m\u00eame pas la porte cadenass\u00e9e.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Enfin, et cette r\u00e9sonance est la fille des deux premi\u00e8res : l\u2019angoisse politique. En bon \u00e9l\u00e8ve de Benny L\u00e9vy, Eli Schonfeld n\u2019aborde pas (plus ?) cette question. Pourtant, elle me semble d\u00e9river parfaitement de ce que Kafka d\u00e9crit. Ainsi, l\u2019angoisse juive serait une lettre, un message, que nous n\u2019arrivons pas \u00e0 adresser. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u201cCourt-circuit entre le messager et le destinataire.\u201d<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> Angoisse d\u2019une parole, du t\u00e9moignage d\u2019une souffrance qui n\u2019atteint pas sa cible : le non-Juif. Le 7 octobre renforce cette sensation : nous parlons, mais personne n\u2019entend. Nous t\u00e9moignons et rien ne change. Une parole politique qui rate son office en manquant son destinataire. L\u2019angoisse d\u2019une plainte, d\u2019un partage d\u2019exp\u00e9rience, qui tombent \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il n\u2019est pas juste de dire que la violence antis\u00e9mite qui a frapp\u00e9 les Juifs de France n\u2019a donn\u00e9 lieu \u00e0 aucune r\u00e9action du gouvernement. Les circulaires du garde des Sceaux, la loi contre l\u2019antis\u00e9mitisme \u00e0 l\u2019universit\u00e9, la manifestation contre l\u2019antis\u00e9mitisme \u00e0 l\u2019appel de la pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale et du pr\u00e9sident du S\u00e9nat, les policiers devant les \u00e9coles, la r\u00e9pression de l\u2019apologie du terrorisme, le discours public, ferme, sur la lutte contre l\u2019antis\u00e9mitisme : tout cela, il y a eu. Pourtant, l\u2019angoisse est vive. Je pense \u00e0 la communaut\u00e9 juive d\u2019Australie. Au premier soir de Hanoucca, quelques heures apr\u00e8s l\u2019attaque sanglante de Bondi Beach, leur premi\u00e8re parole \u00e9tait : \u00ab Nous avons tent\u00e9 de vous pr\u00e9venir. \u00bb<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Je pense aux dizaines de prises de parole m\u00e9diatiques o\u00f9 d\u2019autres et moi-m\u00eame tentons d\u2019exprimer, sans succ\u00e8s, la peur qui nous saisit. Toutes ces choses, ces faits et ressentis, qui nous paraissaient si simples mais qui semblaient impossibles \u00e0 adresser, comme Kafka le dit \u00e0 Milena dans sa lettre : <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab \u00c9crivez, s&#8217;il vous pla\u00eet, mon adresse un peu plus nettement \u00bb<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> ; peur de ne pas recevoir, de ne pas pouvoir r\u00e9pondre, angoisse juive initiale.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Comment dire \u00e0 la France : nous sommes partie de toi, pourtant tu ne nous entends pas. Il y a un sentiment qui saisit <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">des<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> Fran\u00e7ais, mais qui ne les saisit pas <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">tous<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. Si la politique est de r\u00e9ussir \u00e0 parler aux Autres, nous autres, Juifs, sommes saisis par cette angoisse de ne pas se faire comprendre, comme une tribune mal r\u00e9dig\u00e9e, un discours qui fait flop. Le plus grave, c\u2019est que tout ne fait pas flop, comme je le disais plus haut. Le risque s\u00e9curitaire li\u00e9 \u00e0 l\u2019antis\u00e9mitisme est compris, mesur\u00e9. Pourtant, une dimension du risque n\u2019est pas prise en compte : il y a quelque chose qui se joue, qui est ressenti individuellement et collectivement par les Juifs, qui est dite par leurs repr\u00e9sentants, mais qui n\u2019est pas transmis par le discours politique construit et r\u00e9fl\u00e9chi.<\/span><\/p><p><b>H\u00e9breu, langue politique?<\/b><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Eli Schonfeld continue son cheminement jusqu\u2019aux carnets d\u2019h\u00e9breu de F. Kafka. Lui qui v\u00e9cut comme un \u00e9v\u00e9nement sa d\u00e9couverte tardive du Yiddish, finit par apprendre l\u2019h\u00e9breu. Dans son apprentissage de la langue, Schonfeld le d\u00e9couvre \u00e0 la limite :\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u201cVoil\u00e0 exactement o\u00f9 se situe Kafka, sa situation: \u00e0 la limite. De l\u00e0, Kafka parle. De ce lieu, il \u00e9crit, et pour lui, \u00e9crire, c&#8217;est tout dire, ne rien cacher, \u00abs&#8217;ouvrir jusqu&#8217;\u00e0 la d\u00e9mesure\u00bb. Or ce qui est exceptionnel, chez Kafka, c&#8217;est qu&#8217;il s&#8217;y maintient: ayant fait l&#8217;exp\u00e9rience du reste, il reste \u00e0 la limite, sans la transgresser, ni dans le sens de l&#8217;Occident, du moderne, de l&#8217;homme universel (comme Spinoza), ni dans le sens de l&#8217;\u00eatre juif dans toute sa positivit\u00e9 (comme Rosenzweig, comme Benny L\u00e9vy). Et de l\u00e0, il t\u00e9moigne. Il dit l&#8217;\u00eatre juif, dans toute sa simplicit\u00e9. Loin du regard des autres : \u00ab[&#8230;] parce que nous sommes juifs, sans d\u00e9sir ou curiosit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des chr\u00e9tiens\u00bb. Kafka: le Juif liminal.\u201d<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Je m\u2019interroge sur la place du leader, dans sa fonction singuli\u00e8re de porte-parole. Ou, plus simplement, du r\u00f4le de repr\u00e9sentation de celui <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u201cqui se tient au centre pour que les autres se disposent en cercle\u201d<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Benny L\u00e9vy). Si la Politique est la mani\u00e8re que les hommes s\u00e9culaires ont trouv\u00e9 pour faire Un, la politique juive en diaspora, c&#8217;est-\u00e0 -dire la parole juive qui s\u2019adresse au pouvoir, doit \u00eatre comprise dans un sens plus simple, plus repr\u00e9sentatif. Pour la Politique juive en Diaspora, l\u2019organisation en groupe ne vaut que parce qu\u2019elle permet de s\u2019adresser au reste de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019une seule voix. Faire Un pour s&#8217;adresser aux Autres.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">***<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Le drame que r\u00e9v\u00e8le cette lecture de Schonfeld d\u00e9passe la simple ex\u00e9g\u00e8se litt\u00e9raire. Il souligne une faille dans la promesse r\u00e9volutionnaire : celle d&#8217;une R\u00e9publique capable d&#8217;int\u00e9grer non seulement les corps, mais aussi les voix et les m\u00e9moires. Si les institutions r\u00e9pondent aujourd&#8217;hui par des lois, des chiffres et des cordons de police, elles \u00e9chouent pourtant \u00e0 &#8220;recevoir&#8221; le message existentiel d&#8217;une communaut\u00e9 qui hurle sa vuln\u00e9rabilit\u00e9.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Cette &#8220;angoisse de ne pas se faire comprendre&#8221; ne doit pas conduire au repli, mais \u00e0 un rappel \u00e0 l&#8217;ordre \u00e9thique. La Torah, tout comme l&#8217;esprit de 1789, place l&#8217;individu au centre de l&#8217;\u00e9difice. Dans la tradition juive, chaque \u00e2me est un monde ; dans la R\u00e9publique, chaque citoyen est une voix souveraine. Ignorer l&#8217;angoisse de l&#8217;un, c&#8217;est fragiliser la structure de l&#8217;autre. Une d\u00e9mocratie qui ne sait plus lire l&#8217;adresse de ses minorit\u00e9s est une d\u00e9mocratie qui s&#8217;asphyxie, car elle rompt le lien de confiance qui permet de &#8220;faire nation&#8221;.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il est temps que la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise redevienne ce destinataire attentif que Kafka appelait de ses v\u0153ux. Recevoir la lettre, c&#8217;est accepter d&#8217;entendre ce qui se joue dans le ressenti collectif sans le r\u00e9duire \u00e0 une simple statistique s\u00e9curitaire. Ainsi, pour la R\u00e9publique : Il ne suffit pas de prot\u00e9ger les murs des synagogues ; il faut garantir que la parole juive circule sans &#8220;court-circuit&#8221; dans l&#8217;espace public. De concert, pour le citoyen : Il s&#8217;agit de r\u00e9apprendre la grammaire de l&#8217;Autre, de d\u00e9chiffrer ces &#8220;codes non transmis&#8221; qui disent la peur et l&#8217;espoir.<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Sans cette r\u00e9ciprocit\u00e9 de l&#8217;\u00e9coute, il n&#8217;y a plus de contrat social, seulement une coexistence de solitudes. La survie de notre mod\u00e8le d\u00e9mocratique d\u00e9pend de cette adresse enfin devenue &#8220;nette&#8221;. Si la politique est l&#8217;art de parler aux Autres, alors le d\u00e9fi de demain est simple mais immense : faire en sorte que plus aucune lettre, jet\u00e9e depuis la marge ou le centre, ne reste sans r\u00e9ponse sur l&#8217;\u00e9tendue blanche de notre indiff\u00e9rence.<\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 partir de la lecture de &#8220;Lettre restante&#8221; d\u2019Eli Schonfeld, Yossef Murciano explore ce que Kafka nomme \u00ab l\u2019angoisse juive \u00bb : celle d\u2019une lettre qui n\u2019arrive jamais \u00e0 destination. De la langue \u00e0 la politique, du t\u00e9moignage intime au sentiment d\u2019incompr\u00e9hension collective depuis le 7 octobre, cet article interroge la difficult\u00e9 de faire entendre une parole juive dans l\u2019espace public &#8211; et ce que&#8230; <\/p>\n<p class=\"more\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/variations-sur-langoisse-juive\/\">Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":41,"featured_media":2609,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ngg_post_thumbnail":0,"spay_email":"","footnotes":""},"categories":[41,43],"tags":[],"class_list":["post-2607","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts-et-lettres","category-philosophie","is-cat-link-borders-light is-cat-link-rounded"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/files\/2026\/05\/9aeeae07-0978-4099-9946-632b253a8821.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2607","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/41"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2607"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2607\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2618,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2607\/revisions\/2618"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2609"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2607"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2607"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2607"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}