{"id":2489,"date":"2026-03-31T17:34:57","date_gmt":"2026-03-31T15:34:57","guid":{"rendered":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/?p=2489"},"modified":"2026-03-31T23:46:31","modified_gmt":"2026-03-31T21:46:31","slug":"marty-supreme-est-un-film-sur-le-faux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/marty-supreme-est-un-film-sur-le-faux\/","title":{"rendered":"&#8220;Marty Supreme&#8221; est un film sur le faux"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2489\" class=\"elementor elementor-2489\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3fb28586 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"3fb28586\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-a1a320f elementor-widget elementor-widget-heading elh-el heading\" data-id=\"a1a320f\" data-element_type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;design_style&quot;:&quot;style_3&quot;}\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t        <div class=\"tf-section-heading tf-section-heading__with-border pl-65\">\n            <h2 class=\"tf-title mb-0\">Apr\u00e8s la c\u00e9r\u00e9monie des oscars et la surprise de n\u2019avoir remport\u00e9 aucune statuette, l\u2019occasion de revenir sur le film de Josh Safdie et sur ce qu\u2019il permet de r\u00e9v\u00e9ler sur la la nature de la cr\u00e9ation artistique ou du Beau.                <span class=\"border-shape hide-after\"><\/span>\n            <\/h2>\n        <\/div>\n\n        \n        \t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-767e0ab9 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"767e0ab9\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><span style=\"font-weight: 400;\">Au risque de d\u00e9cevoir les quelques monomanes cafardeux de l\u2019antis\u00e9mitisme, de la Shoah, du Hamas ou du 7 octobre qui, s\u2019ils se sont retrouv\u00e9s sur cette page, dans cette revue, sont bien \u00e0 la recherche de quelque chose qui concerne de pr\u00e8s ou de loin ces sujets-l\u00e0, la biens\u00e9ance me contraint \u00e0 vous pr\u00e9venir d\u2019embl\u00e9e que cet article ne parlera pas du juda\u00efsme dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, du traitement de la Shoah qu\u2019on trouve dans le film, ou de l\u2019antis\u00e9mitisme \u2013 celui des personnages du film ou celui de certains spectateurs d\u2019apr\u00e8s quelques t\u00e9moignages que j\u2019ai pu entendre ici et l\u00e0 \u2013 car tout d\u2019abord, ce n\u2019est ni ce qui m\u2019a touch\u00e9 dans le film, par cons\u00e9quent, je n\u2019ai rien de particuli\u00e8rement int\u00e9ressant \u00e0 dire \u00e0 ce sujet et enfin parce que je n\u2019ai pas fait une telle exp\u00e9rience au cours de la projection \u00e0 laquelle j\u2019ai assist\u00e9. Le probl\u00e8me sur lequel je reviendrai n\u2019en est pas moins grave en tant qu\u2019il touche \u00e0 l\u2019art dans son essence m\u00eame et dans ce que nous pouvons attendre de lui, ou non.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Beaucoup de choses peuvent venir \u00e0 l\u2019esprit en sortant de la s\u00e9ance de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. L\u2019envie de se mettre soudainement \u00e0 jouer au tennis de table, mais cela ne doit avoir aucun rapport avec le film du moment ; de s\u2019acheter les nombreux v\u00eatements d\u00e9riv\u00e9s du film que s\u2019arrachent les revendeurs partout \u00e0 travers le monde pour ensuite vendre des contrefa\u00e7ons \u00e0 des prix exorbitants sur internet ; un esprit un peu plus habile pourra peut-\u00eatre se lancer dans une r\u00e9flexion erratique sur la place des Juifs dans le monde apr\u00e8s la Seconde guerre mondiale. N\u00e9anmoins, peu seront ceux qui penseront \u00e0 George Sand et \u00e0 \u00c9mile Zola. Remerciez Dieu (ou ma m\u00e8re) de m\u2019avoir fait et surtout de m\u2019avoir mis sur votre chemin parce que, contrairement \u00e0 vous, moi, j\u2019y ai pens\u00e9.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Dans une lettre du 25 mars 1876, George Sand \u00e9crit \u00e0 Gustave Flaubert au sujet de l\u2019esth\u00e9tique de Zola, esth\u00e9tique qu\u2019elle ne partage pas. Cette lettre servira de point de d\u00e9part et de colonne vert\u00e9brale \u00e0 mon propos. Elle nous dit\u00a0:<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><i><span style=\"font-weight: 400;\">Rougon<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> [1] est un livre de grande valeur, un livre fort, comme tu dis, et digne d\u2019\u00eatre plac\u00e9 aux premiers rangs. Cela ne change rien \u00e0 ma mani\u00e8re de voir, que l\u2019art doit \u00eatre la recherche de la v\u00e9rit\u00e9, et que la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019est pas la peinture du mal. Elle doit \u00eatre la peinture du mal et du bien. Un peintre qui ne voit que l\u2019un est aussi faux que celui qui ne voit que l\u2019autre. La vie n\u2019est pas bourr\u00e9e que de monstres, la soci\u00e9t\u00e9 n\u2019est pas form\u00e9e que de sc\u00e9l\u00e9rats et de mis\u00e9rables. Les honn\u00eates gens ne sont pas le petit nombre puisque la soci\u00e9t\u00e9 subsiste dans un certain ordre et sans trop de crimes impunis. Les imb\u00e9ciles dominent, c\u2019est vrai, mais il y a une conscience publique qui p\u00e8se sur eux et qui les oblige \u00e0 respecter le droit. Que l\u2019on montre et flagelle les coquins, c\u2019est bien, c\u2019est moral m\u00eame, mais que l\u2019on nous dise et nous montre la contrepartie\u00a0: autrement le lecteur na\u00eff, qui est le lecteur en g\u00e9n\u00e9ral, se rebute, s\u2019attriste, s\u2019\u00e9pouvante et vous nie pour ne pas se d\u00e9sesp\u00e9rer. [2]<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Or<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\"> Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> est un film qui n\u2019est peupl\u00e9 que de monstres. Il est la peinture d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui n\u2019est compos\u00e9e que de sc\u00e9l\u00e9rats et de mis\u00e9rables. Le film n\u2019est pas sans qualit\u00e9s : il propose d\u2019un c\u00f4t\u00e9 de belles images, il est rythm\u00e9 et l\u2019on ne s\u2019ennuie jamais un instant pendant son visionnage. De l\u2019autre, la fain\u00e9antise, les pr\u00e9jug\u00e9s, la m\u00e9compr\u00e9hension de la nature humaine, de leur psychologie et toutes ces choses qui font d\u2019un auteur un pi\u00e8tre cr\u00e9ateur trompent le spectateur moyen en le persuadant que la m\u00e9chancet\u00e9 d\u2019un personnage est synonyme de la complexit\u00e9 de sa psych\u00e9 et du r\u00e9alisme dans la repr\u00e9sentation de l\u2019homme.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Les personnages du film sont loin d\u2019\u00eatre aussi int\u00e9ressants qu\u2019ils semblent l\u2019\u00eatre. Un personnage qui n\u2019est que m\u00e9chant, que sc\u00e9l\u00e9rat, salaud, ordure, crapule n\u2019est pas un personnage int\u00e9ressant. Il n\u2019est qu\u2019un personnage unidimensionnel, c\u2019est-\u00e0-dire sans profondeur, anim\u00e9 par nulle autre chose que la fonction dans le r\u00e9cit que lui attribue l\u2019auteur de ce dernier. Et ces personnages-l\u00e0, dont nous constatons \u00e0 pr\u00e9sent le manque d\u2019int\u00e9r\u00eat manifeste, sont l\u2019unique mat\u00e9riau avec lequel <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> est fabriqu\u00e9.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Tout le monde y est profond\u00e9ment m\u00e9chant, sans profondeur, sans motif et sans relief. Le film n\u2019est pas pessimiste. Il l\u2019aurait \u00e9t\u00e9, si seulement il avait mis en sc\u00e8ne des personnages dont la bont\u00e9 d\u2019\u00e2me et la vertu n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 la cause de leur salut, mais au contraire la raison de leur perte. Il n\u2019est pas non plus cynique. Il l\u2019aurait \u00e9t\u00e9, s\u2019il y avait \u00e9t\u00e9 question de personnages dont la cruaut\u00e9, la brutalit\u00e9, l\u2019insensibilit\u00e9, l\u2019immoralit\u00e9, le mensonge, l\u2019infid\u00e9lit\u00e9, la tromperie et l\u2019hypocrisie auraient tout droit men\u00e9 aux succ\u00e8s les plus flamboyants et aux gloires les plus retentissantes. Mais il n\u2019en est rien et le film se contente d\u2019\u00eatre simplement une peinture du faux dans sa partialit\u00e9 :\u00a0 il est faux dans ce qu\u2019il pr\u00e9tend dire de la nature humaine.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il convient de dissiper un malentendu : il n\u2019est pas question, quand on parle du vrai et du faux en art, de la v\u00e9racit\u00e9 de l\u2019histoire, c\u2019est-\u00e0-dire, si tel ou tel personnage a exist\u00e9 et, si oui, s\u2019il a exist\u00e9 de telle ou telle mani\u00e8re ; il n\u2019est pas non plus question de la fid\u00e9lit\u00e9 quant \u00e0 la repr\u00e9sentation d\u2019une \u00e9poque historique donn\u00e9e, autrement dit, le film ne peint pas le faux aussit\u00f4t qu\u2019il met en sc\u00e8ne un personnage secondaire qui porte une veste dont le mod\u00e8le serait ult\u00e9rieur d\u2019une d\u00e9cennie par rapport \u00e0 la date o\u00f9 se d\u00e9roulerait le film.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Mais qu\u2019en est-il du film quant \u00e0 sa promesse ? Avant d\u2019entrer dans la salle obscure du cin\u00e9ma, je me rappelai ce que j\u2019avais cru entendre et comprendre du film : on m\u2019avait dit, si mes souvenirs sont exacts, que le film racontait l\u2019histoire de Marty Mauser, un pongiste juif new-yorkais des ann\u00e9es 1950 et qu\u2019il \u00e9tait inspir\u00e9 d\u2019une histoire vraie. Mais pendant les 2h30 de visionnage, pas un instant sans que les trois m\u00eames pens\u00e9es effleurent mon esprit\u00a0: cela n\u2019a jamais pu arriver, les choses ne se sont certainement pas pass\u00e9es ainsi, personne ne r\u00e9agirait de la sorte dans une telle situation. Et quelle ne fut pas ma surprise, morbleu !,\u00a0 en sortant de la salle lorsque j\u2019appris qu\u2019il ne s\u2019agissait pas absolument d\u2019un biopic et que ce n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas la promesse du film. Et pourtant, malgr\u00e9 un pr\u00e9jug\u00e9 \u2013 que l\u2019histoire \u00e9tait vraie \u2013 et qui aurait pu infl\u00e9chir mon jugement, mon intuition venait de se confirmer. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Eur\u00eaka<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> ! j\u2019ai trouv\u00e9 ! Toutes les pi\u00e8ces du puzzle s\u2019assemblent. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> nous dit le faux : il nous dit certes le faux sur l\u2019histoire de ce pongiste. Mais apr\u00e8s tout, peu importe. S\u2019inspirer librement d\u2019une histoire vraie est un proc\u00e9d\u00e9 artistique tout \u00e0 fait l\u00e9gitime s\u2019il en ressort au final, comme le dit Boileau, que :\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">De toute fiction, l\u2019adroite fausset\u00e9<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Ne tend qu\u2019\u00e0 faire aux yeux briller la v\u00e9rit\u00e9. [3]<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">C\u2019est pourquoi je ne parle pas de vrai quand l\u2019histoire est vraie ou la reconstitution historique fid\u00e8le et que je n\u2019emploie ce mot que pour parler de la peinture de la vie, de l\u2019homme, de la soci\u00e9t\u00e9 ou de l\u2019humaine nature qu\u2019entend nous offrir le peintre. Mais ici, il n\u2019en est rien, et il est regrettable que cette fiction ne nous soit racont\u00e9e qu\u2019en faisant briller, dans une maladroite fausset\u00e9, le faux de l\u2019humaine nature.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il faut alors \u00eatre plus radical que George Sand. En effet, pour elle, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Son excellence Eug\u00e8ne Rougon<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> est \u201c\u00a0un livre de grande valeur, un livre fort, comme tu dis, et digne d\u2019\u00eatre plac\u00e9 aux premiers rangs\u00a0\u201d. Mais o\u00f9 se trouve sa valeur, sa force et sa dignit\u00e9 si, l\u2019art doit \u00eatre \u00e0 la recherche du vrai, qu\u2019il n\u2019est que la peinture du mal et que celui qui ne voit que le mal est \u201caussi faux que celui qui ne voit que le bien\u201d ? Peut-\u00eatre est-ce justement cette recherche de la v\u00e9rit\u00e9 qui en ferait la force, la valeur et la dignit\u00e9. Mais, pour ma part, c\u2019est l\u2019\u00e9chec dans cette mission qui m\u2019emp\u00eache aujourd\u2019hui de reconna\u00eetre ces qualit\u00e9s \u00e0 <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Supr\u00eame ironie, le fait qu\u2019au tennis de table, rien n\u2019est sans doute plus important que de savoir correctement mesurer les distances. La profondeur et la distance ne peuvent \u00eatre mesur\u00e9es que si l\u2019on a deux yeux, qui rendent la perspective possible, et qu\u2019on les garde grands ouverts. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Marty Supreme<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> serait alors bien incapable de jouer au tennis de table. Le film est un cyclope, qui ne voit le monde que d\u2019un seul \u0153il, celui du mal.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Notes :\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">[1] <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">ndlr<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> : il s\u2019agit ici du roman <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Son excellence Eug\u00e8ne Rougon<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, sorti en volume au d\u00e9but du mois dont date la lettre.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">[2] Lettre du 25 mars 1876, \u00e0 Flaubert.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">[3] Boileau, \u00c9p\u00eetre IX.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la c\u00e9r\u00e9monie des oscars et la surprise de n\u2019avoir remport\u00e9 aucune statuette, l\u2019occasion de revenir sur le film de Josh Safdie et sur ce qu\u2019il permet de r\u00e9v\u00e9ler sur la la nature de la cr\u00e9ation artistique ou du Beau. Au risque de d\u00e9cevoir les quelques monomanes cafardeux de l\u2019antis\u00e9mitisme, de la Shoah, du Hamas ou du 7 octobre qui, s\u2019ils se sont retrouv\u00e9s sur&#8230; <\/p>\n<p class=\"more\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/marty-supreme-est-un-film-sur-le-faux\/\">Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":40,"featured_media":2502,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[41,36,48],"tags":[],"class_list":["post-2489","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts-et-lettres","category-critiques","category-tous-les-articles","is-cat-link-borders-light is-cat-link-rounded"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/files\/2026\/03\/5ef2c94e-77d0-40c2-bcfe-e04183362a90.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/40"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2489"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2489\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2507,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2489\/revisions\/2507"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}