{"id":2312,"date":"2026-03-10T17:10:47","date_gmt":"2026-03-10T16:10:47","guid":{"rendered":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/?p=2312"},"modified":"2026-03-10T17:11:19","modified_gmt":"2026-03-10T16:11:19","slug":"30-ans-apres-rabin-heurts-et-malheurs-du-camp-de-la-paix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uejf.org\/tohubohu\/30-ans-apres-rabin-heurts-et-malheurs-du-camp-de-la-paix\/","title":{"rendered":"30 ans apr\u00e8s Rabin : heurts et malheurs du  \u00ab camp de la paix \u00bb"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2312\" class=\"elementor elementor-2312\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3578e14f e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"3578e14f\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-638a43d elementor-widget elementor-widget-heading elh-el heading\" data-id=\"638a43d\" data-element_type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;design_style&quot;:&quot;style_3&quot;}\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t        <div class=\"tf-section-heading tf-section-heading__with-border pl-65\">\n            <h2 class=\"tf-title mb-0\">Comment la paix pourrait \u00eatre possible au Moyen-Orient ? Le camp de la paix est-il mort en Isra\u00ebl ? 30 ans apr\u00e8s la mort de Rabin, il s\u2019agira de partir d\u2019une id\u00e9e fondamentale selon laquelle la paix, contrairement \u00e0 la guerre, ne d\u00e9pend pas seulement de nous, mais de celui qui se trouve en face de nous, afin de revenir sur tout ce qui a mis en difficult\u00e9 le camp de la paix en Isra\u00ebl au point qu\u2019elle soit devenue pour certains synonyme de na\u00efvet\u00e9, de b\u00eatise et de m\u00e9connaissance des enjeux et des aspirations politiques des isra\u00e9liens d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.\u00a0                <span class=\"border-shape hide-after\"><\/span>\n            <\/h2>\n        <\/div>\n\n        \n        \t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-560c8789 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"560c8789\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><span style=\"font-weight: 400;\">4 novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassin\u00e9 de deux balles dans le dos par un juif extr\u00e9miste, farouchement hostile \u00e0 un quelconque projet de rapprochement avec les Palestiniens. 30 ans plus tard, le constat est presque aussi cinglant : le \u00ab camp de la paix \u00bb semble avoir disparu de la sc\u00e8ne politique isra\u00e9lienne. Cet effacement est-il sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019histoire isra\u00e9lienne et \u00e0 ses propres dynamiques politiques, ou refl\u00e8te-t-il une tendance plus profonde et universelle se retrouvant dans toutes les d\u00e9mocraties occidentales ? Cette seconde hypoth\u00e8se m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre explor\u00e9e. Isra\u00ebl y appara\u00eet comme un laboratoire &#8211; peut-\u00eatre le plus brutal &#8211; d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne qui traverse toutes nos d\u00e9mocraties \u00e9puis\u00e9es : la crise des mouvements qui promettent autre chose que la force.\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><b>L\u2019\u00e8re du changement de conqu\u00eates<\/b><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Comment se d\u00e9veloppe un mouvement politique ? De quoi se nourrit-il ? Rarement d\u2019un simple programme. Souvent d\u2019un manque ou d\u2019un horizon \u00e0 conqu\u00e9rir. Un mouvement politique n\u2019est vraiment vivant que tant qu\u2019il avance vers quelque chose qu\u2019il n\u2019a pas encore obtenu, quelque chose \u00e0 arracher \u00e0 l\u2019histoire. Que ce soit un ensemble de droits \u00e0 obtenir, une dignit\u00e9 \u00e0 regagner ou un territoire \u00e0 se r\u00e9approprier. Mais que reste-t-il une fois que la promesse est accomplie et l\u2019objet de conqu\u00eate obtenu ? Un mouvement politique qui atteint son but n\u2019a plus d\u2019horizon \u00e0 poursuivre et donc plus de r\u00e9cit mobilisateur \u00e0 nourrir pour aller vers cet horizon. Il perd dans le m\u00eame mouvement son propre moteur. L\u2019\u00e9nergie qui servait \u00e0 avancer se transforme en gestion, en maintien, parfois en simple conservation. Dans cet espace laiss\u00e9 vacant, un autre mouvement &#8211; porteur d\u2019un nouvel objectif, d\u2019une nouvelle conqu\u00eate \u00e0 mener &#8211; peut alors reprendre le pas, occuper l\u2019imaginaire, capter les aspirations ou les revendications que le premier n\u2019arrive plus \u00e0 traduire. C\u2019est moins une d\u00e9sint\u00e9gration qu\u2019un d\u00e9placement : lorsque la promesse est accomplie, le terrain politique se recompose, et ce sont d\u2019autres conqu\u00eates qui trouvent une force d\u2019attraction.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019histoire du sionisme illustre cette dynamique avec une clart\u00e9 presque tragique. Le sionisme historique, celui qui a fait advenir l\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl, a \u00e9t\u00e9 l&#8217;une des aventures politiques les plus puissantes du XX\u00e8me si\u00e8cle. En quelques d\u00e9cennies, il a fait ce que tr\u00e8s peu de mouvements ont accompli : faire sortir de terre un \u00c9tat, ressusciter une langue ancienne en langue vivante, transformer des terres arides en centres scientifiques, agricoles et culturels, unifier des milices disparates en une seule arm\u00e9e, fa\u00e7onner des institutions d\u00e9mocratiques alors m\u00eame que le pays luttait pour sa survie. Bref, construire en une g\u00e9n\u00e9ration ce que d\u2019autres nations ont mis des si\u00e8cles \u00e0 \u00e9laborer.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Ce sionisme historique a donc, en un sens, r\u00e9ussi. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette r\u00e9ussite qui, semble de nos jours le priver de son propre carburant : une fois l\u2019\u00c9tat construit, l\u2019urgence fondatrice dissip\u00e9e, ce courant n\u2019a plus de conqu\u00eate aussi puissante \u00e0 proposer, plus de r\u00e9cit mobilisateur \u00e0 la hauteur de celui qui l\u2019avait port\u00e9. Face \u00e0 lui, le sionisme religieux a reformul\u00e9 la promesse en horizon ind\u00e9passable : <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">toute<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> la terre d\u2019Isra\u00ebl doit \u00eatre conquise, sanctifi\u00e9e, habit\u00e9e. Peu importe le temps que cela prendra. L\u2019objet de conqu\u00eate est immense, et rien ne semble pouvoir lui \u00eatre oppos\u00e9.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Mais ce contraste \u00e9claire une dynamique qui d\u00e9passe Isra\u00ebl. Toutes les d\u00e9mocraties occidentales ont \u00e9t\u00e9 nourries par le \u00ab nouvel ordre mondial\u00a0\u00bb post-seconde guerre mondiale et structur\u00e9es par un pacte social fort, chacune \u00e0 leur mani\u00e8re. Mais aujourd\u2019hui, les visions sociales-d\u00e9mocrates (ou sociales-lib\u00e9rales) sont \u00e0 bout de souffle. Et on pourrait dire qu&#8217;elles le sont pour la bonne raison qu&#8217;elles ont gagn\u00e9, qu\u2019elles ont accompli ce qu\u2019elles avaient \u00e0 accomplir. En France, par exemple : en un si\u00e8cle, la social-d\u00e9mocratie a fait advenir l\u2019horizon qu\u2019il promettait : r\u00e9duction du temps de travail, cong\u00e9s pay\u00e9s, s\u00e9curit\u00e9 sociale, abolition de la peine de mort, IVG, droits des femmes, mariage pour tous, et bien d\u2019autres droits. Elle a transform\u00e9 le pays en profondeur, souvent plus vite qu\u2019elle ne l\u2019avait elle-m\u00eame imagin\u00e9. Bien s\u00fbr, toute personne \u00ab de gauche\u00a0\u00bb ou sensible aux in\u00e9galit\u00e9s pourrait arguer que le chemin est encore long. Mais il n\u2019emp\u00eache : la matrice imaginaire de la social-d\u00e9mocratie \u00e9tait structur\u00e9e autour de la conqu\u00eate de nouveaux droits. Et ces droits ont \u00e9t\u00e9 conquis.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Dans ce contexte, qui se fait entendre ? Qui est port\u00e9 par une nouvelle conqu\u00eate ? Ceux qui souhaitent <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">d\u00e9faire ces droits<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, et ceux qui pensent que la lutte se joue <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">ailleurs que dans les droits<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (par exemple dans le changement des mentalit\u00e9s ou dans le changement du syst\u00e8me lui-m\u00eame). Si l\u2019on devait r\u00e9sumer tout le brouillard de notre \u00e9poque, on pourrait dire qu\u2019aujourd\u2019hui, ce sont les progressistes qui ont quelque chose \u00e0 conserver, et les conservateurs qui ont quelque chose \u00e0 conqu\u00e9rir.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><b>Si on faisait la paix ? Ou comment d\u00e9pendre de l\u2019adversaire<\/b><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">En Isra\u00ebl, il serait injuste de dire que le mouvement politique ayant men\u00e9 \u00e0 la fondation d\u2019Isra\u00ebl a compl\u00e8tement disparu une fois l\u2019\u00c9tat sur pied. Il a su transformer son objet de conqu\u00eate vers la paix. Mais t\u00e2cher d\u2019obtenir la paix n\u2019a pas grand chose \u00e0 voir avec la construction d\u2019un pays. Construire un pays peut se faire seul ; faire la paix ne se fait qu\u2019\u00e0 deux. C\u2019est l\u00e0 toute la difficult\u00e9, on pourrait m\u00eame dire tout le tragique d\u2019un monde fait d\u2019adversit\u00e9s : <\/span><b><i>vouloir la paix, c\u2019est faire reposer son sort sur le programme politique de son adversaire.<\/i><\/b><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Tellement tragique que presque tout, dans l\u2019histoire r\u00e9cente d\u2019Isra\u00ebl a montr\u00e9 l\u2019immense difficult\u00e9 de cette conqu\u00eate. La seconde Intifada a d\u2019abord bris\u00e9 la confiance n\u00e9e des accords d\u2019Oslo. Elle a en effet \u00e9t\u00e9 per\u00e7ue par beaucoup d\u2019Isra\u00e9liens comme la r\u00e9ponse violente \u00e0 la p\u00e9riode de n\u00e9gociation. Puis est venu le retrait de Gaza en 2005, qui s\u2019est rapidement transform\u00e9 en un cas d\u2019\u00e9cole pour les adversaires de la paix : retrait isra\u00e9lien, prise de contr\u00f4le du Hamas, quantit\u00e9 de roquettes tir\u00e9es sur les villes du sud\u2026 pour arriver au 7 octobre 2023, qui a achev\u00e9 de convaincre ceux qui pouvaient encore esp\u00e9rer un peu, que chaque concession territoriale serait suivie d\u2019un danger plus grand. Que cette lecture soit exacte, simplificatrice ou romanc\u00e9e importe peu : elle s\u2019est diffus\u00e9e comme r\u00e9cit dominant en Isra\u00ebl, qui hantera les perspectives de toute tentative future de n\u00e9gociation.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Le \u00ab camp de la paix \u00bb n\u2019a donc pas \u00e9t\u00e9 affaibli par son manque de courage ou de vigueur politique : mais parce que sa promesse \u00e9tait d\u00e9pendante d\u2019autre chose que de sa simple action.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Il est tout de m\u00eame arriv\u00e9 dans l\u2019histoire politique d\u2019Isra\u00ebl que le \u00ab\u00a0camp de la paix\u00a0\u00bb ait contribu\u00e9 lui-m\u00eame \u00e0 sa propre fragilisation. Par exemple en 2000, lorsque Ehud Barak alors Premier Ministre d\u00e9clara au lendemain de la tentative de paix de Camp David II \u00ab <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">there is no partner for peace<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> \u00bb (il n\u2019y a pas de partenaire pour la paix). L\u00e0 encore, peu importe que ce constat soit vrai ou non : en tentant de se d\u00e9douaner, il a an\u00e9anti la raison d\u2019\u00eatre m\u00eame du \u00ab\u00a0camp de la paix\u00a0\u00bb. <\/span><b>Un mouvement dont la promesse d\u00e9pend de l\u2019autre se d\u00e9truit lui-m\u00eame s\u2019il annonce que cet autre n\u2019existe pas.<\/b><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 l\u2019inverse, le sionisme religieux n\u2019a jamais souffert de cette vuln\u00e9rabilit\u00e9. Son horizon &#8211; la pr\u00e9sence juive sur toute la Terre d\u2019Isra\u00ebl &#8211; ne d\u00e9pend d\u2019aucune n\u00e9gociation. Sa promesse est auto-justifi\u00e9e, interne, et puise sa l\u00e9gitimit\u00e9 de ses propres sources seulement. Cette autonomie narrative lui conf\u00e8re une force politique consid\u00e9rable dans le monde actuel : il n\u2019a pas besoin de l\u2019autre pour agir. Cela explique probablement pourquoi, m\u00eame minoritaire, ce courant a pu imposer ses repr\u00e9sentations dans l\u2019espace politique et culturel isra\u00e9lien.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Cette asym\u00e9trie, entre un camp qui d\u00e9pend de l\u2019autre et un camp qui ne d\u00e9pend que de lui-m\u00eame se retrouve bien au-del\u00e0 de la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne ; \u00e0 vrai dire, elle structure une grande partie des d\u00e9mocraties occidentales. En France par exemple, les deux extr\u00eames prosp\u00e8rent en proposant chacun un projet auto-suffisant : il suffirait de les rejoindre, d\u2019agir en leur sein et d\u2019imposer un rapport de force pour gagner. \u00c0 l\u2019extr\u00eame-gauche comme \u00e0 l\u2019extr\u00eame droite, l\u2019horizon ne passe par aucune adh\u00e9sion, aucun alignement avec ce qui n\u2019est pas eux. L\u2019autre n\u2019est jamais vu comme un partenaire potentiel, avec qui construire, mais un obstacle \u00e0 neutraliser ou contourner. Cette logique politique de la puissance unilat\u00e9rale s\u00e9duit parce qu\u2019elle donne \u00e0 ses partisans l\u2019impression que tout ne repose que sur eux, jamais sur la volont\u00e9 d\u2019autrui. Ce que les mouvements de paix ou de coop\u00e9ration ne peuvent, par d\u00e9finition, pas promettre.\u00a0\u00a0<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Le \u00ab\u00a0camp de la paix\u00a0\u00bb n\u2019a pas disparu parce que ses partisans auraient perdu leur courage ou leur imagination. Il s\u2019est effac\u00e9 parce qu\u2019il portait un narratif devenu, malheureusement, de plus en plus difficile \u00e0 soutenir aujourd\u2019hui : un narratif o\u00f9 l\u2019autre est pens\u00e9 et a un r\u00f4le \u00e0 jouer. Dans un ordre mondial structur\u00e9 par la m\u00e9fiance et la logique du rapport de force, ce r\u00f4le donn\u00e9 \u00e0 l\u2019autre ressemble plus \u00e0 une faiblesse qu\u2019\u00e0 une strat\u00e9gie.<\/span><\/p><p>\u00a0<\/p><p><span style=\"font-weight: 400;\">Est-ce \u00e0 dire que la paix sera d\u00e9finitivement hors de port\u00e9e ? Non. Mais elle ne pourra probablement plus revenir sous la forme que nous avons connue. Les gestes symboliques, les promesses de reconstruction collective, les poign\u00e9es de main sur une pelouse am\u00e9ricaine, ne parlent plus \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s marqu\u00e9es par des dizaines d\u2019ann\u00e9es de traumas et de d\u00e9ceptions. Si l\u2019horizon pacifique r\u00e9appara\u00eet en Isra\u00ebl &#8211; et il faut l\u2019esp\u00e9rer &#8211; il devra \u00eatre pens\u00e9 autrement : non pas comme la seule cons\u00e9quence d\u2019un alignement spontan\u00e9 ou d\u2019un sursaut moral de part et d\u2019autre, mais comme un cadre m\u00e9thodique qui int\u00e8gre les rapports de force, les traumas, les imp\u00e9ratifs de s\u00e9curit\u00e9. Une paix moins romantique et moins spontan\u00e9e, plus strat\u00e9gique, peut-\u00eatre. Une paix qui ne demande pas de croire en l\u2019autre les yeux ferm\u00e9s, mais qui commence par voir le r\u00e9el en face, pour esp\u00e9rer, peut-\u00eatre, le transformer \u00e0 nouveau.<\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment la paix pourrait \u00eatre possible au Moyen-Orient ? 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