Historique

1944. Un groupe d’étudiants juifs issus de la Résistance, dirigé par Dély TECUCIANO, crée l’Union des Etudiants Juifs de France. Sa première vocation est sociale : l’UEJF aide les jeunes Juifs revenus de l’enfer concentrationnaire à se réintégrer dans la vie sociale, en recouvrant notamment leurs droits d’étudiants. Ses 57 années d’existence en font aujourd’hui une des organisations juives les plus prestigieuses, rassemblant 15 000 membres répartis dans 25 sections à Paris et en province.
UN HERITAGE PRODIGIEUX A HONORER

L’UEJF n’a eu de cesse, pendant plus de cinquante ans d’honorer et de s’inspirer de cet héritage unique : cette mission d’intégration des étudiants juifs à l’Université, et par conséquent dans la société, la préservation de la Mémoire de la Shoah ont toujours été et resteront des thèmes fondamentaux de notre action.

Quelques illustrations récentes…

Des étudiants juifs solidaires, à la pointe des préoccupations actuelles

30 novembre 1993 : La solidarité entre étudiants juifs et le reste de n’a en effet jamais été oubliée puisque que notre organisation anima, dans les universités parisiennes, la journée de sensibilisation à la lutte contre le SIDA. Ces événements furent des succès au retentissement national.
10-13 novembre 1999 :
La Convention Nationale de l’UEJF à Nice aborde, comme thème central, les modalités du dialogue interculturel au sein de la République.

Un combat pour une Mémoire toujours vivante

15 novembre 1990 :
L’Union lance une pétition demandant l’organisation immédiate du procès Bousquet devant le palais de justice de Paris.

21 – 28 février 1993 :
Un tour de France de la Mémoire est organisé, réunissant étudiants et déportés pour les visites des camps d’internement français pendant la Seconde Guerre mondiale.

24 – 30 avril 1995 :
Deux années plus tard, sur le même modèle de transmission de la Mémoire directe entre déportés et étudiants, l’Union organise un Tour d’Europe de la Mémoire passant par des camps de concentration et des camps d’extermination, en Allemagne et en Polgne.
1997 :
L’UEJF, afin de montrer et de sensibiliser l’intérêt des
étudiants vis-à-vis des enjeux de Mémoire, est partie civile lors du procès Papon.
2000 – 2001 :
Au terme d’une lutte judiciaire intense et historique, l’Union gagne son procès contre Yahoo. Le géant américain est contraint par le juge de restreindre l’accès des internautes français à l’ensemble des enchères nazies sur son site. Il décidera finalement de supprimer une grande partie des fichiers incriminés.
14 – 19 avril 2002 :
L’UEJF organise un Tour d’Europe de la Mémoire en Allemagne et en Pologne. Plusieurs conférences sont organisées au cours de l’année sur le thème de la Mémoire.
Un acteur d’avant-garde en faveur de la paix au Proche-Orient une vigilance constante face au racisme et aux discriminations

Au cours de son histoire, l’UEJF a su également soutenir voire anticiper les évolutions que le peuple juif dans son ensemble a pu connaître.
Tout d’abord, la création de l’Etat d’Israël, et par ce biais l’accomplissement du projet sioniste et l’espoir de paix, mais également, en France le réveil des idées et partis d’extrême-droite.

L’UEJF, un soutien fidèle et réfléchi aux efforts de paix du gouvernement israélien

L’axe de notre action envers Israël, au sein de l’université et auprès des pouvoirs publics, consiste à mieux faire connaître l’histoire et les enjeux auxquels doit faire face l’Etat d’Israël. Tâche d’autant plus importante et cruciale que la paix est aujourd’hui une des préoccupations majeures du peuple israélien.

Quelques illustrations récentes…

2 mai 1993 :
L’Union organise quelques mois avant la signature des accords d’Oslo une journée de rencontres pour la paix au Moyen-Orient intitulée  » L’étoile a rendez-vous avec la lune « … une manifestation qui reste encore aujourd’hui dans toutes les mémoires comme un événement d’avant-garde.
1-29 février 1995 :
Profondément attristée par l’assassinat du premier ministre israélien et plus que jamais attachée à son message de paix et de réconciliation, l’UEJF participe à l’édification du Parc Ytshak Rabin à Jérusalem.
Avril-mai 1996 :
L’opération  » Un livre pour la paix  » propose à tous les étudiants français de collecter des ouvrages au profit des universités israéliennes et palestiniennes.
Octobre 2000 :
Afin d’apaiser le climat de tension qui règne dans les établissements scolaires et universitaires, Ygal el Harrar, président de l’UEJF, et Malek Bouthi, président de SOS Racisme, tiennent des conférences d’explication dans de très nombreux lycées de quartiers sensibles.
21 – 24 mars 2002 :
Alors que les attentats visant les Juifs d’Israël se multiplient, l’UEJF organise sa Convention Nationale à Jérusalem, en signe de solidarité avec l’Etat et le peuple d’Israël.
Chaque année, L’Union, en vue de sensibiliser l’ensemble des étudiants français aux enjeux auxquels doit faire face le peuple israélien, organise des rencontres, dans toutes ses sections, entre l’Ambassadeur d’Israël en France et les étudiants. Des voyages d’étude sont également réalisés afin de montrer aux étudiants de toute origine la complexité de la situation.
L’UEJF, un rempart contre l’extrême-droite au sein de l’université, une association déterminée sur le plan national

Mais l’UEJF a dû également faire face, depuis plus d’une vingtaine d’années à la montée de l’extrême-droite comme force politique en France et de ses ramifications dans l’université.
Fidèle à son esprit de résistance aux idées racistes et antisémites, l’Union des Etudiants Juifs de France s’est toujours portée à la pointe de ce combat.

Chaque année, l’Union sensibilise l’ensemble des étudiants aux dangers que présentent les partis politiques d’extrême droite et leurs satellites universitaires. Ainsi, depuis la fin des années 60, la section Assas lutte sans relâche pour l’expulsion de ces groupuscules hors de l’université.
Elle a obtenu satisfaction à plusieurs reprises…

Son combat face au Front National a toujours été également déterminant :

1997 :
En réponse au Congrès du Front national, l’UEJF organise au même moment et à quelques mètres du parti d’extrême-droite sa convention annuelle à Strasbourg.
25 Novembre 1998 :
L’UEJF obtient la condamnation de Jean-Maire LE PEN et Bruno MEGRET pour avoir affirmé en 1996 et 1997 qu’ils croyaient en l' » inégalité des races « .
1999 :
Procès de nouveau gagné face à Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret
Depuis novembre 1999 :
L’Union dénonce systématiquement l’ensemble des transfuges de la droite extrême vers les partis de la droite classique. C’est ainsi qu’elle s’est fortement opposée par exemple à Jacques Peyrat, maire de Nice, et à la nomination en février 2000 par Jean Tibéri d’Alain Robert (RPF), fondateur du GUD et du FN, comme tête de liste dans le XIIe arrondissement de Paris.
28 avril 2002 :
Entre les deux tours de l’élection présidentielle, l’UEJF organise un rassemblement républicain au Panthéon :  » J’aime la République ! « . Des hommes politiques, mais également des intellectuels, des hommes de religion et des artistes viennent chanter la Marseillaise, enveloppés de drapeaux français, à l’appel de l’UEJF.

Dans le sillage de la Résistance, modèle d’engagement volontaire et de courage inégalé, l’Union des Etudiants Juifs de France a mené, tout au long de ces cinquante dernières années, plusieurs combats :

  • Combat pour l’intégration des étudiants juifs à l’université,
  • Combat pour une Mémoire toujours vivante pour s’opposer aux idées négationnistes,
  • Combat pour promouvoir, à l’ensemble du pays, les efforts de paix au Proche-Orient,
  • Et enfin combat contre le retour de l’extrême.droite et son cortège d’atrocités.
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